Les cordes de Loire, un festival de jouvence pour la musique de chambre

Il semble qu’un vent de jeunesse souffle sur l’histoire des festivals en France. A côté des grands rendez-vous, incontournables, de la musique classique, au-delà de nombreuses aventures enterrées par la crise financière, surgissent ici et là, de plus en plus de belles initiatives portées par de jeunes musiciens. C’est même une des caractéristiques de cette nouvelle génération, qui, loin de l’encombrement de la starisation, se lance et se dote de ses propres lieux de programmation. L’occasion de mettre sur pied un festival, un esprit, une programmation entre passionnés et bien souvent entre amis. Après avoir rapidement présenté son deuxième festival, Les Musicales de l’Eure, à la Pentecôte dernier, nous avons rencontré Irène Jolys, pour nous présenter un autre festival qu’elle porte depuis maintenant trois ans, les cordes de Loire. A  23 ans après avoir lancé deux rendez-vous de musique de chambre, elle s’apprête à intégrer la promotion Ravel de l’Académie Musicale Philippe Jaroussky.

E-scène – Irène Jolys, un festival c’est toujours, avant tout, un esprit. Quel est selon vous l’esprit des cordes de Loire ?

Irène Jolys : Spontanément, je dirais que c’est la très bonne entente des musiciens qui se ressent et l’envie de partager de faire rayonner la musique classique y compris dans des lieux où elle est moins accessible. Le public perçoit notre complicité et notre énergie et c’est un vrai bonheur d’échanger avec les spectateurs après les concerts. C’est aussi un programme que nous construisons ensemble : chacun s’exprime et nous arrêtons une programmation où chacun trouve son compte. C’est en fait une dynamique de jeunes qui se puise dans la bonne humeur commune de faire partager la musique. Et puis c’est un festival en mouvement. Nous avons une palette de lieux et enfin, les musiciens ne sont pas tous Français, ce qui donne une touche internationale que le public apprécie beaucoup.

E-scène : Comment est né ce festival ?

Irène Jolys : Mes grands-parents sont angevins et vivent dans une maison de famille au sud d’Angers. En juillet 2016, nous avons donné un week-end de concerts dans l’église de Juigné sur Loire et les concerts ont été si bien accueillis que le maire nous a proposé de jouer à nouveau en 2017. Alors, j’ai eu l’idée d’un festival de jeunes artistes et nous avons étendu l’idée au département et même à la région ! Cet élan de jeunes a plu au public et en 2017, nous avons lancé la première édition avec quatre concerts. La troisième édition en compte six dont un caritatif. Les artistes du Festival s’engagent  – et cet engagement est essentiel pour moi – à offrir chaque année un concert aux enfants hospitalisés, aux personnes âgées dans les maisons de retraite ou pour les détenus dans les maisons d’arrêt…

E-scène : Quel est le programme de cette édition 2019 ?

Irène Jolys : Nous allons jouer dans des lieux très différents. Le concert d’ouverture aura lieu à l’Eglise d’Épiré le dimanche 14 juillet à 17h30, notre concert caritatif sera cette année à la chapelle de la maison de retraite de Jarzé le mercredi 17 juillet à 15h30, puis nous jouerons dans la magnifique « salle à la cheminée du XVI siècle» du prieuré de Saint-Rémy-la-Varenne le jeudi 18 juillet à 20h. Nous donnerons ensuite un concert à guichet fermé au Haut Môlé près d’Ancenis puis dans la très jolie et ancienne église Notre-Dame de Béhuard le samedi 20 juillet à 18h. Enfin ce sera le concert de clôture dans l’église de Juigné-sur-Loire le dimanche 21 juillet à 17h30 qui sera suivi d’un verre de l’amitié offert par la mairie.

Au programme des œuvres en quatuor ou sextuor de Haydn, Debussy, Schumann, Tchaïkovsky et Borodine.

Pour en savoir plus sur le programme et réserver votre place c’est ici

Irène Jolys fait partie des artistes du projet Les jeunes chambristes que vous pouvez découvrir ici

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