Emile Sécheret, le romantisme allemand et la clarté française

Décidément, une fois n’est pas coutume, voici sur E-Scène à nouveau un compositeur. Un très jeune compositeur dont l’écriture nous a interpellé par cette connivence avec le romantisme allemand, celui-même de Leipzig pour être précis. On croirait une pièce du siècle de Mendelssohn, la clarté fraîche et lumineuse de l’aube du XXème siècle français en plus. C’est étonnant, c’est agréable et cela laisse une part belle au violoncelle, comme si un basso portait la teneur, tout en assumant la modernité plus actuelle de la composition. Loin d’une construction classique superposée, les instruments s’enchevêtrent pour donner un ensemble indissociable à la construction de la ligne mélodique sise dans l’armature harmonique, comme Mahler l’imposa à ses symphonies, de sorte que les transitions, les ruptures se font naturellement.

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