Rodolphe Menguy, un touché quasiment félin

Rodolphe Menguy fait parti des talents que l’Adami révèle régulièrement. Mais il a pour lui une savoureuse maîtrise des contrastes ! Ici Chopin est dansant, chantant même avant de devenir virevoltant. Le tout sur un clavier de velours. Aucune lourdeur, les doigts ne semblent jamais appesantir sur l’ivoire recomposé, un touché quasiment félin.

La rudesse de Bartok (vidéo 1)conserve sous les doigts de Rodolphe Menguy la légèreté du précédent Chopin, confèrent à l’interprétation une clarté du discours limpide, articulé sans être cassant. Les accents s’envolent sans jamais venir achever une course écrasée sur un clavier a aucun moment malmené. La ligne musicale n’a de cesse d’avancer fougueuse mais soignée.

Rodolphe Menguy

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