Bertrand Laude, la clarinette chantante

Avec ce tube de Mozart que nous avons tous dans l’oreille, il est aisé d’entendre ce qui caractérise le jeu de Bertrand Laude. Une très grande stabilité de son prise dans une colonne d’air à toute épreuve qui ne semble jamais se départir de la régularité chantante de la ligne musicale. Pas de chute de pression laissant les notes s’effondrer, mais au contraire, une sève de vie qui maintient de bout en bout la partition avec une réelle assise musicale dans l’aigu comme dans le grave, dans la piano comme dans le forte, dans le presto comme dans l’adagio.

Et pour faire bonne mesure, dans un tout autre style, l’expressif allegro appassionato de Brahms servi par les mêmes qualités instrumentales, mais pour un tout autre rendu musical, malgré une prise de son plus lointaine et un piano un peu dominant.




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