Quator Yako, dextérité du trait, impulsion de l’accent

Formidable dextérité du trait, grande clarté dans la discours relevé par des accents en véritables palpitations cardiaque pour une respiration haletante et pourtant enjouée qui conduit une ligne musicale tendue vers sa résolution enchevêtrée dans une multitude d’impulsions harmoniques.

Tel est le quatuor Yako dont l’originalité et le talent réside peut-être dans cette étonnante capacité à faire vivre les accents quelque soit leur forme, comme un rythme humain cardiaque ou émotionnel, sans jamais les plaquer ni les malmener. Comme nous pouvons l’entendre ici dans un tout autre style quoique ô combien proche comme le furent à leur façon Schumann et Mendelssohn. On regrettera peut-être, sans doute du fait de l’enregistrement, un peu de rondeur expressive dans l’adagio et d’expiration sur l’ultime accord.

Ludovic Thilly, violon
Pierre Maestra, violon
Vincent Verhoeven, alto
Alban Lebrun, violoncelle

Quatuor Yako

Vous aimez E-scène ? Aidez-nous à promouvoir et diffuser les jeunes talents par vos dons

Publicités